Le 10 mai, lors de la cérémonie qui s’est tenue dans le jardin du Luxembourg en présence de Nicolas Sarkozy et consacrée à la commémoration de l’abolitation de l’esclavage et de la loi reconnaissant la traite négrière comme crime contre l’humanité, nos amis de la Brigade Anti-Négrophobie ont été victimes d’un abus de pouvoir et de violences par des policiers en civil de la préfecture de police. Invités à cet évènements, ils s’y sont rendus habillés de t-shirts portant le logo et le nom de leur association. Éloignés, dépossédés de leurs biens, bousculés, frappés ou étranglés… alors qu’ils n’avaient en aucune manière troublé l’ordre public, les membres de la Brigade ont manifestement été victimes de voie de fait1, dont ces policiers se sont rendus coupables.
Il va de soi qu’une enquête judiciaire doit être ouverte, et des sanctions administratives prises, notamment à l’encontre du responsable policier parfaitement identifiable sur les vidéos qui circulent (et souvent croisé lors des évènements antiracistes…), puisque son comportement est évidemment incompatible avec les règles déontologiques de la profession.
http://www.dailymotion.com/video/xinu03Les Indivisibles
- En droit administratif, la voie de fait est une illégalité manifeste de l’administration commise dans l’accomplissement d’une opération matérielle d’exécution. L’administration porte alors atteinte, de façon grave, au droit de propriété ou à une liberté fondamentale, soit en prenant une décision insusceptible de se rattacher à ses attributions, soit en procédant à l’exécution forcée injustifiée d’une décision, même légale. [↩]